L’emballage alimentaire.

L’utilité de l’emballages alimentaires.

Malgré leurs impacts environnementaux non-négligeables, les emballages sont très utiles, y compris du point de vue environnemental. En effet, le rôle principal d’un emballage alimentaire est de permettre de mieux conserver la nourriture et malgré tout, nous jetons chaque année près de 2.5 milliards de tonnes de nourriture. Dans les pays en développement, d’après la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) , près de la moitié de la nourriture gaspillée est perdue entre la production et la commercialisation. En grande partie, ces pertes sont dues à de mauvaises condition de conservation : mauvais packaging notamment, mais aussi mauvaise gestion de la chaîne du froid. Si les industries alimentaires dans les pays en développement avaient de meilleures conditions d’emballage de leurs produits, ils pourraient réduire ce gaspillage de façon très importante.

Dans les pays industrialisés, le gaspillage alimentaire a déjà été largement réduit par l’utilisation de packaging adaptés pendant les transports. Mais il reste du travail, notamment au niveau du consommateur. 55% du gaspillage alimentaire en France a lieu en bout de chaîne, chez les consommateurs. C’est donc aussi au consommateur de faire attention.

L’impact des emballages de notre alimentation sur l’environnement.

On a tous dans la tête des images de bananes pré-pelées et emballées, des oranges dans des boîtes plastiques et autres exemples qui suscitent chez certains l’indignation. 

Du point de vue environnemental, il est certain que ces emballages ont un impact significatif. Ils sont en effet le plus souvent composés de cartons, auxquels sont ajoutés des plastiques et autres matières en aluminium. Quand on sait que la plupart des plastiques sont des dérivés d’hydrocarbures, et quand on connaît les impacts environnementaux de l’extraction de l’aluminium, et la quantité d’énergie nécessaire à la fabrication de ces emballages, on peut légitimement se demander si tout cela vaut vraiment la peine.

Il est difficile de savoir quel est réellement l’impact environnemental des emballages alimentaires, puisque les quantités d’emballages utilisées ou les matériaux utilisés sont différents pour chaque produit. Néanmoins, une étude menée par deux chercheurs américains sur notre système alimentaire montre qu’en moyenne, les emballages représentent moins de 5% des émissions de gaz à effet de serre d’un aliment.

En comparaison, la production de l’aliment en lui même et son transport représentent 83% et 11% des émissions de gaz à effet de serre respectivement. Pour le dire autrement, si nous achetions nos aliments sans aucun emballage, nos émissions de CO2 ne seraient réduites que de 4-5% maximum. En termes d’émissions de gaz à effet de serre, l’impact des emballages alimentaires n’est donc pas aussi élevé que l’on croit !

Néanmoins, les emballages alimentaires ont d’autres effets néfastes sur l’environnement: les emballages plastiques finissent généralement dans la nature où ils induisent de gros dégâts notamment sur les animaux. Surtout dans l’océan, où les milliers de tonnes de plastiques tuent toute la biodiversité. On estime aujourd’hui que le 7ème continent de plastique évoluant au nord de l’océan pacifique faisant six fois la taille de la France.

 

De plus, la production d’aluminium pour les emballages contribue à l’émission de perfluorocarbures ou de dioxyde de soufre, qui sont impliqués dans les pluies acides. La fabrication des emballages plastiques utilise également énormément d’eau, d’énergie et d’autres produits chimiques. Une étude récente d’experts indépendants montrait qu’il fallait 3 litres d’eau pour fabriquer une bouteille d’eau minérale d’1 litre. Malgré une empreinte carbone relativement faible, les emballages alimentaires restent donc une plaie pour l’environnement, notamment lorsqu’ils sont mal traités et recyclés.

L’impact des emballages alimentaires sur notre santé.

Emballer nos aliments dans du plastique, du polystyrène ou de l’aluminium peut avoir des conséquences sanitaires non-négligeables.

Les plastiques par exemple sont souvent suspectés de contenir des matières et des produits dangereux. Il y a une quinzaine d’années, les phtalates faisaient polémique pour leur implication dans des problèmes hormonaux, notamment de stérilité masculine.

Désormais, l’utilisation des produits contenant des phtalates susceptibles de contaminer les aliments est interdite en Europe par la réglementation REACH. Mais les suspicions sont toujours d’actualité malgré le non consensus scientifique à ce sujet, par exemple pour les bouteilles souples qui en contiendraient. Par contre, en dehors des emballages alimentaires, on retrouve encore des phtalates un peu partout dans l’industrie plastique.

 

Une autre polémique concerne le bisphénol A qui est suspecté d’affecter la reproduction, le métabolisme des sucres et des graisses, de provoquer des maladies cardio-vasculaires et des cancers hormonodépendants. La réglementation européenne conseille de ne pas dépasser la dose journalière de 0,05 mg/kg de poids corporel par jour pour éviter de mettre en danger sa santé. Le problème est que le bisphénol A est présent dans de très nombreux contenants alimentaires. On a beaucoup entendu parler des biberons, mais on trouve des traces de bisphénol dans la plupart des emballages en polycarbonate qui est un plastique rigide.

On en trouve dans les bacs de réfrigérateurs, les pichets d’eau, les revêtements de certaines boîtes de conserves ou encore les boîtes hermétiques. Le marquage des contenants alimentaires n’est pas obligatoire à ce jour, difficile de savoir quels emballages sont en polycarbonate. Mais la loi française n° 2012-1442 du 24 décembre 2012 s’est attaqué “à la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A.” Cette loi interdit tout conditionnement, contenant ou ustensile comportant du Bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires.


Globalement, les emballages alimentaires sont souvent suspectés de mener à des contacts avec des produits nocifs pour la santé, ou dangereux s’ils sont absorbés en trop grande quantité. C’est le cas de l’aluminium qui pourrait mener à des surdoses dans le corps, elles-mêmes impliquées dans diverses maladies neurologiques comme Alzheimer. Même le verre est suspecté de mener à des contaminations au plomb. De plus, la fabrication de ce métal non ferreux est extrêmement gourmande en énergie, notamment en électricité.

 

En France l’usine Aluminium Dunkerque, la plus grande d’Europe, livre les ⅔ de la production nationale. Ses 264 cuves d'électrolyse consomment 0.6% de l’électricité nationale, autant que la ville de Dunkerque. Soit près d’½ réacteur nucléaire pour une seule usine.

 

L’aluminium étant coûteux en électricité, le nucléaire est son meilleur allié. Et c’est sans parler des déchets appelés “boues rouges”, qui résultent de la transformation du bauxite en alumine (3T de boues rouges pour 1T d’alumine), qui sont très dangereux et dont personne ne sait quoi faire.

Sources : 

Contact alimentaire :  http://www.contactalimentaire.com/fileadmin/ImageFichier_Archive/contact_alimentaire/Fichiers_Documents/autres/regles_generales_alimentarite_Ania_2013.pdf

 

Vidéo DataGueule : l’Aluminium, notre précieuxhttps://www.youtube.com/watch?v=44dyEzjzJ8Y

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