L’énergie dans le monde.

  • Consommation d’électricité :

Principaux consommateurs: Chine (5898.9 TWh), les Etats-Unis (4147,5 TWh) et l’Inde (1216 TWh). Ils représentent à eux-seuls près de la moitié de la consommation mondiale d’électricité.

  • Le pétrole et le gaz :

Au nord des Etats-Unis, plus d’1 million de barils de pétroles sort chaque jour du seul gisement de Bakken. Avec l’or noir puisée dans les couches de schiste de leur sous-sol, les USA ont au total doublé leur production de pétrole de 2014 à 2017. 

 

Le Canada, dispose lui de la 3ème réserve mondiale de pétrole avec 168 milliards de barils dans la croûte terrestre grâce aux sables bitumineux de l’Alberta. 

Dans l’Union Européenne le gaz est la première source d’énergie utilisée. En 2014, 27% du gaz utilisé en Europe provient des gazoducs de Gazprom, leader russe et 3ème leader mondial de distribution de gaz.

La découverte des hydrocarbures de schiste dans les années 2000 ont fait bondir les réserves mondiales de pétrole de 11% et celles de gaz de 47%. Sans compter les énergies fossiles cachés sous les glaces du pôle nord que la fonte de l’Arctique pourrait rendre accessible bien plus tôt que prévu. De quoi consumer le monde encore longtemps.

Sauf que plus les années passent, plus ces réserves deviennent difficile d’accès. Aux Etats-Unis, entre 1949 et 2008, la profondeur moyenne des puits de pétroles est passée de 1100m à 1500m (un tiers de plus). Les forages de gaz naturels atteignent désormais en moyenne 2000m (deux fois plus qu’après guerre).

Et en mer, pour atteindre le gisement de Carcara au large du Brésil, la société Galp energia a plongé à 2072m sous l’eau avant de creuser la roche sur 6178m (soit 8250m) plus que l’ascension du Cho Oyu, le 6ème plus haut sommet du monde.

  • Le charbon :

Le charbon est la première source d’énergie dans le monde. C’est la plus polluante et pourtant nous n’en avons jamais autant consommé qu’aujourd’hui. En 2012, le charbon représentait 44% des émissions de CO2 dans le monde (un record).

 

Il reste la plus disponible des énergies fossiles (encore 870 tonnes sous nos pieds), de quoi alimenter les 2300 centrales à charbon réparties sur le globe et tenir 115 ans avec notre consommation actuelle. En plus de ça il est bon marché et permet un accès à l'électricité pour le plus grand nombre.

La Chine concentre à elle seule 48% de la consommation mondiale de charbon soit 400% de plus qu’en 1980 (82% de son électricité produite dans les centrales à charbon). Elle peut donc devenir l’usine du monde.

 

Elle produit par exemple 60% des panneaux solaires vendus sur la planète. Elle recense tellement de morts dans les mines que le gouvernement parle directement de morts/mégatonne de charbon produit (ex: 3 morts/Mt = 1300 morts en 1 an).  Aux Etats-Unis (2ème consommateur de charbon mondial) en 2012, les centrales à charbon alimentaient 40% des serveurs de Facebook et 55% du cloud d’Apple. L’Europe aussi n’a cessé d’augmenter sa consommation de charbon entre 2009 et 2012, la consommation de l’Allemagne a grimpé de 9% et celle de l’Angleterre de plus de 30%. Les importations de charbon viennent en grande partie des USA (47 millions de tonnes par an).

  • Le nucléaire : 

Au 1er janvier 2019, 450 réacteurs nucléaires sont opérationnels à travers le monde. Ils produisent ensemble, de manière sûre, 10,3 % de l’électricité mondiale.

La capacité mondiale de production d’électricité nucléaire est en progression depuis 4 ans et atteint un nouveau record avec plus de 399 000 MW. L’Agence Internationale de l’Energie prévoit environ 1,1 mille milliard de dollars d'investissements dans l'énergie nucléaire d'ici 2040, ce qui entraînera une augmentation de la production d'énergie nucléaire d'environ 46 %.

57 centrales nucléaires sont également en cours de construction dans 16 pays. Viennent s’ajouter 147 réacteurs nucléaires planifiés, et 337 réacteurs proposés.

Une tendance nouvelle est en train de voir le jour avec l’intérêt concret porté à l’énergie nucléaire par une vingtaine de pays qui ne possèdent pas encore de centrales nucléaires. Cet intérêt pour la production nucléaire se porte sur trois raisons principales : le besoin de réduire les émissions de CO2 pour lutter contre le changement climatique, la nécessité de répondre aux besoins en électricité de plus en plus importants, et, pour certains pays, le besoin de renforcer leur indépendance énergétique

 

Au Japon depuis l’accident de réacteur de Fukushima-Daiichi, en 2011, toutes les centrales nucléaires opérationnelles ont été peu à peu déconnectées du réseau. Sur les 39 centrales nucléaires japonaises en état de fonctionnement, seules neuf étaient connectées au réseau fin 2018. Les autres étaient à l’arrêt. Les exploitants ne peuvent redémarrer les réacteurs que s’ils réussissent toutes les étapes de la procédure de remise en service renforcée.

Contrairement à l’Allemagne et à la Suisse, la plupart des autres pays disposant de l’énergie nucléaire continuent d’investir dans cette technologie.

  • Les énergies renouvelables :

Fin 2015, les énergies renouvelables atteignent plus de 19,3 % de la capacité énergétique mondiale. Elles fournissent 24,5 % de l’électricité mondiale à la fin 2016. Pour la première fois dans l’ère industrielle, la capacité renouvelable installée dans le monde en 2016 a dépassé les nouvelles installations conventionnelles (fossile et nucléaire).

Les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables s’élevaient à 39 milliards de dollars en 2004. Fin 2016, 242 milliards de dollars ont été investis dans ces filières.

 

L’Union Européenne a décidé, à l’occasion de la refonte de la directive sur les énergies renouvelables adoptée fin 2018, d’atteindre une part d’énergies renouvelables dans sa consommation finale brute d’énergie d’au moins 32 % en 2030. Cet objectif est également celui que la France s’est fixé à l’horizon 2030, dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

 

Compte tenu d’une forte utilisation de bois-énergie couplée à une plus faible consommation d’énergie, les pays africains affichent une part d’énergies renouvelables proche de 50 %. À l’opposé, dans un certain nombre de pays qui disposent de ressources abondantes en énergies fossiles, tels la Russie et les pays du Moyen-Orient, les énergies renouvelables sont peu représentées dans le bouquet énergétique.

 

La Chine reste en 2016 le premier producteur d’énergies renouvelables dans le monde, suivie de l’Union Européenne puis de l’Inde. L’UE dispose d’une production plus diversifiée en termes de filières et est en tête concernant à la fois l’éolien, le solaire photovoltaïque, le biogaz ou l’incinération des déchets urbains. Plusieurs pays d’Asie du Sud ou d’Afrique, tels l’Inde ou le Nigeria, se distinguent dans le classement, du fait d’une population relativement nombreuse et d’une utilisation importante de biomasse solide, généralement en dehors des circuits commerciaux.

 

Selon le scénario 450 de l’Agence Internationale de l'Énergie, qui permettrait de maintenir l'élévation de la température à la surface du globe en dessous des 2°C, les énergies renouvelables devront couvrir, en 2040, 58 % des besoins en électricité, 22 % pour la production de chaleur et de froid renouvelables et 20 % pour le transport. Les énergies renouvelables représenteront près de  60 % des nouvelles capacités installées jusqu'en 2040. Plus de 4 000 GW devront être mis en service entre 2016 et 2040, soit quatre fois la capacité thermique à flamme installée sur la même période.

 

Plusieurs facteurs favorisent cette évolution : la baisse des coûts, la diffusion des technologies à l’échelle mondiale, les tensions économiques et géopolitiques liées aux hydrocarbures, la volonté de respecter les engagements de l’accord de Paris...

Concernant la baisse des coûts, l’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA) estime que les coûts de l’électricité générée à partir d’éolien et de solaire photovoltaïque pourrait baisser respectivement de 26 % et 59 % d’ici à 2025.

Quant à la croissance des énergies renouvelables dans le monde, c’est dans  les pays émergeants que l’AIE prévoit qu’elle sera la plus forte. Ainsi, à elle seule, la Chine devrait installer près de 1 300 GW d'énergies renouvelables d'ici à 2025, soit 33 % des nouvelles capacités mondiales. Et, si ces formes d’énergie se développent fortement dans l’électricité, elles croissent aussi considérablement dans les secteurs de la chaleur et des transports.

Sources

Data gueule : Énergies fossiles: mortelles subventions https://www.youtube.com/watch?v=aUmJ35kMq1Q

 

DataGueule : Gazprom : https://www.youtube.com/watch?v=wbfdtW5THq8

 

DataGueule : Charbon: le fossile qui a de beaux restes : https://www.youtube.com/watch?v=kk0TIhy2D3g

 

Forum nucléaire : L’énergie nucléaire dans le monde : https://www.forumnucleaire.be/theme/dans-le-monde/lenergie-nucleaire-dans-le-monde

 

SFEN : Le nucléaire dans le mondehttp://www.sfen.org/energie-nucleaire/panorama-nucleaire/nucleaire-monde

 

Kernenergie : L’énergie nucléaire dans le monde : https://www.kernenergie.ch/fr/l-energie-nucleaire-dans-le-monde-_content---1--1071.html

 

Syndicat des énergies renouvelables : Les énergies renouvelables dans le monde : http://www.enr.fr/energies-renouvelables-dans-le-monde

 

Data Lab : Chiffres clés des énergies renouvelables édition 2019 : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-05/datalab-53-chiffres-cles-des-energies-renouvelables-edition-2019-mai2019.pdf

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