La réalité du suremballage chez le consommateur.

Dans le secteur alimentaire, l’emballage représente, jusqu’à 20% du coût du produit fini. Pour les produits de luxe tels que les parfums, ce pourcentage peut même grimper à 65%. Du fait du coût de l’emballage plus élevé, les tarifs des produits proposés à la vente augmentent. Chaque Belge consommerait 2500 unités d'emballage par an pour un coût de 250 €. Le consommateur paie donc les emballages quand il achète des produits, quand il paie des impôts, la taxe communale sur les déchets puisque le traitement des déchets d'emballage (recyclage, incinération et mise en décharge) coûte cher et reste polluant.

Le suremballage induit également des dépenses supplémentaires puisqu’il donne lieu à du recyclage de la matière, à de la valorisation organique, à du traitement thermique, du stockage.

Les déchets d'emballage d’un consommateur représentent environ 50% en volume et 25% en poids de la poubelle ménagère non triée et l’apparition des emballages en PVC (polychlorure de vinyle) dans les années 70 a augmenté l’utilisation du One Way (jetable après un seul usage), ce qui est le cas de la majorité des emballages actuels. En produisant des produits avec moins d’emballage, on peut réduire les déchets de 26 kg par personne et par an.

Finalement, pour faciliter le transport des emballages, les supermarchés proposent des sacs en plastique jetable. A titre d’exemple, trois milliards de sacs sont distribués chaque année en Belgique, ce qui représente 15.000 tonnes de plastique non recyclables. Le sac de caisse a une durée de vie moyenne de 20 minutes mais il met environ 400 ans pour se décomposer dans la nature ou en décharge. Certains consommateurs justifient l'utilisation du sac de caisse jetable par une réutilisation comme sac poubelle. Pour eux, c'est pratique et écologique. Finalement, un récent écobilan a démontré que les sacs jetables n'étaient pas plus écologiques que les sacs réutilisables même lorsqu'ils sont réutilisés comme sac poubelle. À partir de 7 utilisations, l'alternative réutilisable est gagnante.

Comme toutes les autres problématiques environnementales et sanitaires, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Les emballages alimentaires, malgré leurs impacts négatifs sur l’environnement et parfois sur la santé, sont encore vus comme indispensables compte tenu de notre système alimentaire et de nos habitudes de consommation.

 

Côté industriels, il y a un vrai effort à faire pour faire en sorte de ne pas suremballer des produits, surtout dans des matières qui mettraient en danger la santé des consommateurs et celle de la planète.

 

Côté consommateur, il faut perdre la mauvaise habitude d’acheter de la nourriture sans réfléchir vraiment à sa conservation. C’est cela qui mène au gaspillage et à ce besoin d’emballer et de sur-emballer. La responsabilité du consommateur est donc aussi de changer ses habitudes : acheter plus de produits frais, sans emballages et mieux gérer ses stocks afin d’éviter le gaspillage alimentaire.

Sources :

Ecocliot : Le suremballage : notre planète en danger : http://www.ecoclicot.com/environnement/le-suremballage-notre-planete-en-danger.html

You Matter : La Vérité sur le « Scandale » Sanitaire et Écologique des Emballages Alimentaires : https://e-rse.net/emballages-alimentaires-environnement-sante-20580/#gs.9a6xfk

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