La viande.

Le marché de la viande aujourd’hui c’est 318,7 millions  de tonnes produites dans le monde (66 milliards de bêtes tuées chaque année) soit 26% de plus qu’en 2003.

 

L’élevage s’est industrialisé au début du 20ème siècle à Chicago. L’organisation à la chaîne dans les abattoirs permettait de tuer, éviscérer et découper une vache en 15 minutes (12 millions de bêtes par an).   

 

La consommation moyenne de viande dans le monde par habitant par an est passée de 28,7 kg  en 1970 à plus de 43 Kg en 2014

 

33,7 kg dans les pays en développement contre 76 Kg dans les pays développés, soit plus du double. 

On estime qu’en 2050 ce sera en moyenne 63 kg par habitant par an. 

 

En France, on dévore aujourd’hui 89 kg de viande par an (deux fois plus que nos ancêtres), soit en moyenne : 

 

  • 483 grammes de porcs par semaine

  • 378 grammes de volailles par semaine 

  • 350 grammes de bovins par semaine 

  • 49 grammes d’agneaux par semaine 

  • 49 gramme de lapin et autre gibier par semaine

 

Mais c’est aussi :

  • 217 oeufs par habitant par an 

  • 2,5 millions litres de lait par an  

  • 233 000 litres de crème liquide par an 

  • 164 000 litres de beurre par an 

  • 793 000 litres de fromages par an 

Cela représente 66 milliards d’animaux exploités et abattus chaque année : 

 

  • 320 millions de bovins 

  • 430 millions d’agneaux 

  • 517 millions de moutons 

  • 649 millions de canards 

  • 654 millions de dindes 

  • 1 milliards 817 millions de poussins

  • 58 milliards 110 millions de poulets 

 

Et les chiffres sont en perpétuelle évolution. La production de volaille a doublé en 10 ans. La vente annuelle de porc d’une ferme américaine est passé d’environ 945 à 8400 en 2009. 

 

De plus, les animaux sont élevés dans des conditions toujours plus cruelles et passent une vie de plus en plus courte.

De nos jours c'est plus de 83% des 800 millions de poulets élevés qui ne voient pas la lumière du jour, c’est 95% des porcs qui sont élevés sur caillebotis, dans des bâtiments clos (le mode d’élevage le plus répandu au monde) et pour avoir des fermes intensives de porcs il faut des élevages intensifs de truies. 

Depuis 2011 à Trébrivan dans les Côtes d’Armor, une maternité de 883 truies fait naître 23 000 porcelet par an. Une miette comparé au 100 millions de porcs et 10 millions de truies achetés chaque année par la Chine. Le premier importateur mondial entre 2014 et 2015.

 

La promiscuité des fermes industrielles fait aussi la joie des bactéries. Les animaux sont gavés d’hormones de croissance et d’antibiotiques

(en 2009 c’est 13 000 tonnes utilisés pour le bétail, soit 80% des antibiotiques consommés dans le pays). Mais à force, les bactéries s’adaptent. En 2014 sur un échantillon de 100 pièces de dinde et de poulet, une sur quatre contenait des bactéries Escherichia coli. 64% de ces bactéries étaient résistantes aux antibiotiques. 

 

On entend beaucoup parler de la sacro-sainte protéine animale, pourtant manger du bœuf n’est pas “rentable” pour nos organismes. Seules 5% des protéines ingurgitées par l’animal au cours de son existence se retrouve dans nos assiettes. De plus, la consommation excessive de viande rouge aggrave les risques de diabète et de maladies cardio-vasculaires (deux pathologies causant 30% des décès dans le monde). D’autre part, selon l’OMS (l’Organisation Mondial de la Santé), la consommation de viande transformée (jambon, saucisse…) pourrait même s’avérer cancérigène.

Qui plus est, le porc, le bœuf, le poulet et autres animaux ne fournissent que 8% de calories et moins de 18% des protéines que nous mangeons annuellement.

 

Le lait, le porc, le bœuf et le poulet sont 4 des 5 produits agricoles les plus vendus dans le monde en 2013 pour un chiffre d’affaire d’environ

670 milliards de dollars.

  

75% des terres agricoles du globe sont dédiées à faire pousser la nourriture de notre nourriture. On estime que l’agriculture est responsable de 70% de la déforestation, en particulier au Brésil qui possèdent le deuxième plus gros cheptel de bovin au monde (211 millions de têtes).

 

Seul 4% du soja mondial est consommé par des humains, et ce sont ces mêmes cultures qui sont responsables de 91% de la déforestation Amazonienne.

 

De prime abord, tous ces élevages dégagent 7 mégatonnes d’équivalent CO2 / an (14,5% des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines), soit plus que les émissions directes du transport (14%). 9,7% des gaz à effet de serre sont émis par les bovins. Le bétail est responsable à 50% des émissions de protoxyde d’azote et de méthane, deux gaz dont le potentiel de réchauffement et 300 fois supérieur au CO2.


En plus de polluer notre oxygène, l’élevage intensif pollue aussi nos sols notamment à cause des nitrates . Après digestion, les déjections d’élevage intensif finissent souvent dans les terres et les eaux aux alentours. Mais les nitrates ne sont pas les seuls à polluer.

Sources :

Data gueule : Quand la boucherie, le monde pleure - #DATAGUEULE 55 https://www.youtube.com/watch?v=KriTQ0aTrtw

Le Monde : L'impact de la viande sur l'environnement expliqué en 4 minutes : https://www.youtube.com/watch?v=nVydgG2DFU0

Viande.info : Production et consommation de viande, lait, œufs : https://www.viande.info/viande-lait-oeuf

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