Le Big Data.

Notre position GPS, les calories perdues pour aller jusqu’au bureau, les heures de sommeil accumulées, le détails de nos virées en vélo ou en taxi jusqu'à la carte grise. Tous ces chiffres, une fois récupérés et bien stockés, sont ce qu’on appelle, le Big Data. Nous sommes les principaux émetteurs de ces données et elles documentent de plus en plus chacune de nos activités.

En 2015 il y avait plus de 15 milliards d’appareils connectés à internet et on estime qu'il y en aura jusqu’à 50 milliards en 2020. IBM (International Business Machines), leader du secteur, a investi 24 milliards de dollars ces 10 dernières années sur la seule analyse des données.

En France, 70% des automobilistes seraient près à équiper leur voiture de capteurs en échange d’une ristourne sur leur contrat.

 

Même le secteur de la santé est touché puisque AXA offre à certains de ses assurés français des bracelets électroniques connectés qui mesurent le nombre de calories brûlées, le rythme cardiaque, le taux d’oxygène dans le sang, et bien d'autres données susceptibles d'être utilisées par les fabricants.

La compagnie stocke toutes ces données. Du coup, l’assureur récompense l'assuré si il détecte un mode de vie sain (jusqu’à 100€ si vous faite plus de 10 000 pas par jour) car un assuré en bonne santé est un assuré qui peut continuer à payer.

 

Des banques comme Lenddo à Hong-Kong ou Kreditech en Allemagne scrutent les comptes Twitter et Facebook de leurs clients pour déterminer s'ils méritent un prêt ou pas. L’entreprise chinoise examine plus de 8000 paramètres de la localisation jusqu’aux achats en ligne de ses clients. On peut aussi citer Zest finance qui capte 70 000 flux de données pour évaluer les risques liés à ses clients.

 

Si on creuse un peu plus, on s'aperçoit que les records des fonds collectés lors de la campagne de Barack Obama, plus d’un milliards de dollars (dont 70% étaient des dons en ligne), ont bénéficié des mêmes stratégies. Grâce aux données personnelles collectées sur les votants, le staff de l’ancien président américain a pu cibler au mieux les éventuelles appels au don. De la même manière, ils ont pu analyser les comportements des électeurs clés, les indécis. En Ohio par exemple, les données de 29 000 votants furent passées dans un algorithme pour reproduire 66 000 fois l’élection suivant différents scénarios. En simulant leur comportement, les équipes d’Obama ont pu déduire quels arguments sauraient les faire basculer dans leur camp.

Ces données, que nous libérons gratuitement et volontairement à chaque instant, permettent d’optimiser nos tâches quotidiennes, mais aussi les contrats d’assurance, les profits bancaires ou les arguments politiques. En limitant les risques, le Big Data espère rentabiliser le monde. Un monde, ou ceux qui utilisent ces données décident de ce qui est bon ou mauvais…

Source :

DataGueule : Big data : données, données, donnez-moi ! - #DATAGUEULE 15 : https://www.youtube.com/watch?v=5otaBKsz7k4

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