Le streaming :

Netflix contre Youtube.

Depuis plusieurs années, Sandvine (société d'équipement de réseau) publie ses recherches sur la consommation  de bande passante (capacité d'un réseau à transmettre des information) des principaux services sur internet. C’est bien-sûr le streaming vidéo qui occupe une large majorité de la consommation mondiale avec Netflix et YouTube en tête. 


Et pourtant, ces deux plateformes ont tenté plusieurs fois de s'améliorer pour de minimiser la bande passante nécessaire à la diffusion d’une vidéo.

Aujourd’hui, Netflix représente donc en moyenne 15% de toute la bande passante mondiale (et même 19,1% aux Etats-unis). Aux heures de pointe, ce pourcentage peut même monter jusqu’à 40% à en croire les conclusions de l’étude. les vidéos intégrées sur des sites internet consomment 13,1% de la bande passante, tandis que YouTube en accapare 11,4%.

Le streaming remporte un succès croissant dans le monde. On estime Netflix totalise à lui seul près de 100 millions d’abonnés à travers le monde. 100 millions de personnes qui visionnent chaque semaine plusieurs films et séries sur leurs smartphone, leur téléviseur ou leur tablette, sans se rendre compte de l’empreinte écologique que cela représente. 

 

Car selon plusieurs experts, visionner un film en streaming ne serait pas plus écologique que regarder un DVD. La quantité d’énergie utilisé pour produire un DVD égalerait en effet la quantité d’énergie nécessaire pour faire transiter les données depuis le cloud jusqu’à l’écran de l’utilisateur. 

 

Bien sûr, les services de streaming peuvent contourner le problème en utilisant des énergies renouvelables. Mais selon Greenpeace, seul YouTube s’est engagé à utiliser davantage d’énergies renouvelables, soit 56% de sa consommation, alors que Netflix n’utilise que 17% d’énergies renouvelables dans sa consommation totale (30% sort des usines à charbon).

 

Visionner un film sur Netflix ou Amazon prime ne représente donc en aucun cas un acte bénéfique pour l’environnement, au contraire. 

 

En plus de consommer 15% de la bande passante mondial Netflix génère à lui seul 4% des émissions globales des gaz à effet de serre. Une étude de

The shift Project permet d’évaluer les données de façon plus importante mais aussi plus effrayante. 10 minutes de visionnage correspondraient à un four électrique de 2000 watts fonctionnant pendant 5 minutes et deux heure de streaming correspondent à 6 kg de CO2

 

Mais même si YouTube utilise majoritairement des énergies renouvelables, cela ne suffit pas. On ne se doute de rien, les yeux rivés sur nos écrans à enchaîner les vidéos, désormais omniprésentes dans notre quotidien. Pourtant, la consommation mondiale de vidéo sur la plateforme de Google polluerait bien plus que prévue, et des chercheurs britanniques ont trouvé un début de solution pour diminuer l’empreinte carbone de YouTube.

 

Chaque jour, ce sont un milliard de vidéos qui sont regardées sur la plateforme, ce qui représente près de 10 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des rejets d’une ville de la taille de Glasgow. 


Selon ces chercheurs de l’université de Bristol, YouTube serait loin d’être transparent sur le taux de CO2 que génèrent ses serveurs. Les chercheurs à l’origine de l’étude affirment que YouTube cache son impact réel sur l’environnement en indiquant seulement les émissions générées par ses data centers.

 

Or, l’étude démontre bien que les data centers ne représentent qu’une infime part d’une immense chaîne qui passe ensuite par les réseaux des fournisseurs d'accès à internet jusqu’à nos multiples écrans d’ordinateur, tablettes et de smartphones. 

 

Les chercheurs ont pointé une solution pour diminuer drastiquement l’impact carbone de YouTube sans pour autant restreindre la consommation de vidéos : puisque la première utilisation de YouTube c’est pour écouter de la musique, la solution serait tout simplement de permettre aux utilisateurs de verrouiller leur écran de portable lorsqu’ils écoutent de la musique sur Youtube.


Cela permettrait de diminuer les émission de CO2 de YouTube de 500 000 tonnes par an, en tout cas selon les estimations des chercheurs britanniques. Le problème, c’est que YouTube ne permet pas cette utilisation via son application. Lorsqu’un utilisateur verrouille son écran, il se coupe automatiquement de l’application. Sauf… sur YouTube Premium. Reste a voir si la plateforme de Google voudra étendre cette fonction à tous les internautes gratuitement. 

Sources

Presse Citron : Netflix consomme 15% de toute la bande passante internet mondiale : https://www.presse-citron.net/netflix-consomme-15-de-toute-la-bande-passante-mondiale/

Geeko : Netflix est mauvais pour l’environnement : https://geeko.lesoir.be/2017/01/11/netflix-est-mauvais-pour-lenvironnement/

 

Presse Citron : Netflix est mauvais pour votre santé et l’environnement : https://www.presse-citron.net/netflix-est-mauvais-pour-votre-sante-et-lenvironnement/

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