Des solutions pour tous les acteurs de la chaîne.

Un changement d'habitudes.

Tous les acteurs de la chaîne peuvent agir pour réduire la quantité de déchets générés par le conditionnement des produits de consommation. Reste que le meilleur déchet est celui qui n'existe pas, c'est aussi le moins cher et le moins polluant.

Les consommateurs, doivent rester vigilants et en éviter l’achat de produits suremballés. Favoriser l’achat des formats familiaux et éviter les portions individuelles (biscuits, fromages, etc), préférer les produits rechargeables et l’achat en vrac (notamment pour les fruits ou légumes) sont de bonnes pistes pour éviter de faire déborder nos poubelles.

Les distributeurs devront petit à petit refuser les produits suremballés.

 

Et les fabricants prendront conscience que le suremballage peut jouer en leur défaveur vis à vis des consommateurs avertis.

Le consommateur qui a priori est à la fin de la chaîne, joue en fait un rôle clé dans la production, la distribution et la consommation des emballages, il a le pouvoir de changer tout le système des emballages.

Chaque consommateur peut agir à son échelle, faisant ainsi poids sur les distributeurs et fabricants qui devront adapter leurs méthodes de conditionnement aux nouvelles habitudes d’achat.

 

On doit adopter de bons réflexes et exercer notre œil à identifier les produits sources d’un grand nombre de déchets inutiles. L’aspect de l’emballage d’un produit ne garantit en rien sa qualité et ne pas subir le mensonge de l’étiquette (« suggestion de présentation »…) permet d’éviter bien des pièges dans notre décision d’achat.


Pour cela, certains réflexes peuvent être adoptés comme de faire une liste de courses pour ne pas se laisser tenter, prendre en compte des dates de péremption indiquées sur l’étiquette et se méfier de certaines sur des denrées non périssables (miel, thé, café, …). Respecter les consignes de conservation et les consignes de dosage et mettre des dates sur les restes qu'on place dans le frigo permettent aussi de réduire voire éviter le gaspillage alimentaire.

 

Pour les boissons, les yaourts ou les pots de confiture par exemple, on peut se tourner vers des emballages réutilisables consignés qui sont plus écologiques et plus économiques. Si on n’a pas le choix de prendre quelque chose d’emballé, mieux vaut favoriser des emballages monomatière repris par les collectes sélectives. En effet, la partie plastique des emballages complexes, constitués de carton et d’une coque plastique, n’est pas reprise par la collecte sélective et rejoint la poubelle des déchets ménagers.

 

On peut trouver chacun des produits sous une forme non suremballée. Certains fabricants ont développé d’autres types d’emballage convenant à la vente en libre service, par exemple des emballages en cartons, d’autres munis d’un orifices permettant la disposition sur une glissière, mais aussi le présentoir de produits non emballés. La meilleure manière d’éviter un grand nombre de plastiques est d’acheter certains produits dans les magasins de détail (cosmétiques, articles scolaires, CD...). Les mini portions sont aussi à bannir puisqu’elles augmentent les dépenses et les déchets ainsi que les “lingettes” qui sont imprégnés de substances nocives et sont destinés à être jetés après un seul usage.

Pour plus d'informations sur les solutions zéro déchet, n'hésitez pas à consulter notre article sur le sujet dans la rubrique Dossiers.

En ce qui concerne la viande, La meilleure solution reste évidemment d’arrêter définitivement. Mais comme nous l’avons déjà dit, on ne change pas ses habitudes du jour au lendemain. 

La priorité est donc déjà de changer ses habitudes de consommation. Par exemple en arrêtant d’en manger tous les jours ou tous les 2 jours, mais n’en consommant qu’une fois par semaine,  puis de diminuer petit à petit et de passer à une fois toutes les 2 semaines. 

 

Si on se base sur la moyenne de 89 Kg de viande consommée en France par habitant par an on peut facilement calculer qu’en moyenne un·e français·e consomme 243 grammes de viande par jour. Pourtant les apports de la viande à notre organisme est minime comparé à d’autres aliments comme les lentilles ou les épinards par exemple. 

 

Si tous les français·es consommaient de la viande une fois par semaine à hauteur de 200 grammes, la consommation annuelle/habitant serait alors de 9,6 Kg. Ces chiffres parlent d’eux-même je pense. Inutile de préciser que si tout le monde avait respecté cela ces 30 dernière années, on n’en serait pas là !   

 

De plus, Il faut privilégier les boucheries traditionnelles aux supermarchés (même les stands de boucherie en supermarché), déjà parce que la viande sera surement de meilleure qualité  mais aussi parce que vous aidez un petit artisan à vivre de son métier. 

 

Il faut que la consommation de viande devienne un plaisir. Quand on mange de la viande une fois par mois, c’est un plaisir. Ce qui n’est pas le cas quand on en mange tous les jours. Alors on arrête les lardons en barquette dans les pâtes et on choisit plutôt les champignons ou les légumes. On fait une croix sur tous les plats préparés de type pasta box, sandwich Sodebo et autres produits suremballés et on privilégie plutôt les petits plats faits maison ! 

Alors voici une liste de différentes raisons d’arrêter de manger de la viande tous les jours. 

10 bonnes raisons d’arrêter de manger de la viande.

1. Parce que les animaux nous ressemblent.

Les animaux sont des être sensibles. Comme nous, ils éprouvent des émotions telles que la joie ou la tristesse, et ressentent la douleur, le plaisir, et une multitude de sensations. Prenons le temps de les connaître : Ils sont la raison numéro 1 pour laquelle on devrait manger autrement ! 

 

2. Parce que les animaux ne devraient pas être maltraités.

En France, 80% des animaux grandissent en élevage intensif. Poulets entassés dans des hangars, cochons élevés sur du béton, poules pondeuses enfermées dans des cages… une majorité d’animaux vivent une vie de misère, où souffrance et ennui sont les maîtres-mots.

 

3. Parce que les animaux tiennent à la vie.

Avec ou sans étourdissement, l’abattage des animaux est toujours source de grandes souffrances : crâne perforé avec un pistolet à tige perforante, électrocution, gazage au CO2, égorgement à vif… l’être humain ne manque jamais de créativité quand il s’agit d’exploiter les plus faibles !  Qu’importe la méthode, l’issue reste la même : c’est la mort, la terreur et la souffrance qui attendent les animaux derrière les murs des abattoirs. 

On t’a déjà dit : “ils sont nés pour ça” ? ça leur fait une belle jambe ! Les animaux sont vivants et tiennent à le rester.

 

4. Parce qu’on peut vivre en bonne santé sans viande.

“Et les protéines alors” ? C’est la question qui revient lorsqu’on aborde le sujet du véganisme. Curieux, non quand on sait que les sources de protéines dans l’alimentation végétale sont nombreuses et fiables ? Les céréales (riz, avoine, quinoa…), les légumineuse (lentilles pois chiches…) , les oléagineux (amande, noix…), le tofu, le seitan (Gluten de blé) sont de bonnes sources de protéines : aucun risque d’en manquer

Désormais, toutes les preuves sont là pour affirmer qu’on peut vivre en parfaite santé sans manger de viande, ni aucun produit d’origine animale. À côté de cela, on nous apprend depuis l’enfance qu’il ne faut ni maltraité ni tuer sans nécessité. Vous faites le lien ? 

 

5. Parce que la cuisine végétarienne, c’est trop bon!

On peut tout cuisiner végétarien. Votre hamburger vous manquerez ? Heureusement, on y a pensé : il est tout à fait possible de faire un hamburger à base de lentille, pois chiche, haricot. Ce que vous voulez en fait ! Tous vos plats préférés peuvent se cuisiner sans viande : un peu d’inventivité et de curiosité, et le tour est joué.

 

6. Parce que manger sans viande fait du bien au portefeuille et au moral.

Manger végétarien, c’est cher ? c’est compliqué ? Eh bien non ! Les pois chiches coûtent bien moins cher qu’une escalope ou un steak. Au contraire, même, la viande est l’aliment le plus onéreux du panier moyen, et elle représente jusqu’à 20% du budget des courses, alors que les légumes et légumineuses sont aujourd’hui des aliments très abordables. 

 

7. Parce que l’élevage abîme la planète.

Chaque jour, on fait de petits efforts pour diminuer notre impact sur l’environnement : on éteint les lumières, on trie nos déchets, on veille à notre consommations d’eau… et pourtant on en oublierait presque que manger de la viande ça compte aussi, et pas qu’un peu ! 

On le sait aujourd’hui, l’élevage est la cause de 14,5% des gaz à effet de serre, de 80% de la déforestation en Amazonie, mais aussi de pollution et de gaspillage de l’eau…

Prendre soin de la planète, c’est changer le contenu de son assiette, et c’est super efficace !  

8. Parce que la viande nous coûte trop cher ! 

Et l’argent, on en parle ? L’élevage est loin d’être un secteur rentable : il est maintenu à flot par de nombreuses subventions, provenant de l’Union européenne comme du gouvernement français. Mais pourquoi l’argent du contribuable subventionne t-il une industrie néfaste pour les animaux, pour l’environnement et pour les êtres humains… alors que nous pouvons très bien nous passer de viande ? Ne pourrait-on pas utiliser l’argent public autrement ? en subventionnant une transition vers un modèle agricole plus éthique, par exemple ? 

9. Parce que les humains aussi souffrent des conséquences de l’élevage.

On n’y pense pas assez mais l’élevage et l’abattage des animaux ont un impact sur les humains aussi ! Les deux tiers des terres cultivables sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage, alors que 800 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde ? L’élevage gaspille des ressources qui pourraient contribuer au bien-être de la population mondiale. Quant aux professions liées à l’élevage, elles sont extrêmement difficiles et précaires. Les ouvriers d’abattoirs, par exemple, subissent des cadences infernales et des conditions de travail dangereuses et éprouvantes. Refuser de manger de la viande c’est aussi agir pour l’humain !

10. Parce qu’aujourd’hui est une bonne journée pour arrêter !

Oui oui , on a bien dit aujourd’hui ! parce que ça urge : chaque jour 3 millions d’animaux terrestres et plusieurs dizaines de millions d’animaux, marins trouvent la mort dans les abattoirs et les filets de pêche, rien qu’en France. Mais les temps changent !

Les agricultures alternatives.

Les agricultures alternatives c’est reconstruire, recomposer des espaces cultivés de façon à ce que la pression des maladies, des ravageurs,etc. soit non pas absolument contrôlée mais réduite à un niveau où elle devient acceptable.

C’est avoir une approche plus agro-écologique, être plus proche du consommateur, plus respectueux de l’environnement et en garantissant des produits plus sains.

Pour gérer cette complexité il faut être sur des modèles de plus petites exploitations, donc qui vont moins produire en quantité, qui vont faire moins de chiffre d’affaire. Tout simplement parce qu’elles sont plus petites.

Donc elle vont se préoccuper de la façon dont elles vendent pas seulement à quel prix, mais aussi à qui, pourquoi, comment et donc chercher à reconstruire du lien avec les consommateurs. C’est de la vente directe, des circuits courts qui vont être un moyen de se repenser en société et de considérer l'agriculteur plus seulement comme un producteur de matières premières mais aussi comme un vrai fournisseur d’aliments avec toutes ces applications (hygiènes, culture,...) à des gens qui deviennent non plus des simples consommateurs mais des “mangeurs citoyens”.

 

Il est temps pour l’agriculture de se penser comme citoyenne, et pas comme une bulle au milieu de la société avec laquelle on serait dans une relation purement marchande. Et cela impose un autre contrat social que celui de produire plus est à bas prix. 

 

La FAO estime qu'entre 1900 et 2000, 75% de la diversité des cultures mondiales a été perdue. Désormais, si rien ne bouge, la productivité agricole pourrait baisser de 2% tous les 10 ans. Cette agriculture nourricière tue la terre et ceux qui la cultive. Progressivement les agriculteurs deviennent les ouvriers d’une usine agroalimentaire mondiale.

 

Mais les choses changent, une "Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales" a été adoptée en décembre 2018 à l’ONU porté par Via Campesina, un mouvement international.

 

Son but ? Protéger toutes celles et ceux qui cultivent une terre à taille humaine. 
 

En France, l’association "Terre de liens" lutte depuis plus de 10 ans contre l'accaparement des sols par les plus gros acteurs industriels, elle aide les petits paysans à s’installer et développer des cultures durables et à replacer l’agriculture au centre car elle nous concerne toutes et tous. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière mais d’un nouvel horizon nourri d’humilité. Ce n'est pas pour rien que le mot humilité vient du mot humus, la terre.

Sources :

Ecoconso : Halte au suremballage! http://www.ecoconso.be/IMG/pdf/brochure_suremballage.pdf

Blog L214 : 10 bonnes raisons d'ârreter de manger de la viandehttps://blog.l214.com/2018/03/20/10-bonnes-raisons-darreter-manger-viande-aujourdhui-on-y-va

© Le Recueil by Jeff&Léa. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now