Une industrie polluante et énergivore.

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) et son président, Arnaud Leroy, ne cessent de rappeler que “l’habillement est le 2ème émetteur de gaz à effet de serre derrière l’industrie du pétrole“. C’est donc plus que les secteurs de l’aviation et du transport maritime additionnés. De plus, cette industrie a des besoins en eau, pour l’irrigation du coton par exemple, ou de pétrole, pour la production de matières synthétiques.

 

Donc en terme de consommation d’eau, fabriquer un tee-shirt équivaut à prendre 70 douches (3 mois de douche quotidienne pour 1 seul tee-shirt), 250 douches pour un jean qui, du champ (de coton) à la boutique, peut parcourir jusqu'à 1,5 fois le tour de la Terre (65 000 km) et nécessitera 2 000 litres d'eau pour être fabriqué. Une fois dans nos placards, l'entretien de nos vêtements, spécifiquement des fibres synthétiques, est à l'origine de 500 000 tonnes de plastiques largués dans l'océan par an, soit l'équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique (À chaque lavage, les fibres synthétiques rejettent des microparticules de plastique, qui, trop fines pour être filtrées par les centrales d'épuration, sont évacuées dans les cours d'eau).

 

Ainsi, l'industrie de la mode produit 20% des eaux usées mondiales et 10% des émissions mondiales de carbone, soit plus que l'ensemble des émissions provenant des vols internationaux et de la navigation maritime. En outre, la teinture des textiles est le deuxième pollueur d’eau dans le monde, selon le rapport de la Fondation Ellen MacArthur.

 

Or, moins de 1% de nos textiles sont recyclés et chaque seconde l’équivalent d’un camion-poubelle de textile est enfoui ou brûlé... Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, si rien ne change, le secteur de la mode utilisera un quart du budget carbone mondial d’ici 2050.

Les périodes de soldes sont annoncées comme des événements nationaux, et acheter des vêtements est devenu un geste simple, aisé, anodin et pourtant lourd de conséquences pour l'environnement. Sachant que 600 000 tonnes de vêtements par an sont mis sur le marché en France et 100 milliards tonnes sont vendus chaque année dans le monde, il n’y a plus de doute sur l’impact de la fast fashion sur notre environnement. 

 

Fast fashion: industrie basée sur la production et la vente massive de vêtements.

 

Dans ce cadre là, les modes changent de plus en plus souvent et les collections s’enchaînent chez les vendeurs principaux entraînant donc des achats inutiles et compulsifs. Acheter devient un plaisir et non plus une nécessité. En plus de l’impact environnemental du “gaspillage vestimentaire”, l’impact social et sanitaire notamment dans les pays producteurs devient un problème urgent à régler. 

Sources :

Interview d’Arnaud Leroy au 5/7 de France Inter (01/2019) : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-09-janvier-2019

Notre-planète.info : La mode : une industrie très polluante qui pratique l’esclavage moderne : https://www.notre-planete.info/actualites/10-achat-vetements-mode-pollution

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